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Les paysages italiens
L'Italie du Sud sera, en quelque sorte, la muse du jeune Escher. Il consacre en effet la première partie de sa vie à rendre, par le biais de son art, l'envoûtement qu'il ressent pour le paysage italien. Au printemps 1921, il entreprend sa première visite en Italie, puis il y retourne deux fois l'été suivant; ces séjours préludent à de multiples voyages d'esquisses effectués jusqu'en 1937. Installé à Rome en 1923, Escher part chaque printemps, en train ou en bateau, à la découverte d'une nouvelle contrée, la Calabre dans le sud de l'Italie, Malte, la Sicile, la Corse, ou encore l'Espagne toute proche.
Les paysages italiens
L'engouement des artistes pour les vues italiennes
(les
« vedute ») date principalement du XVIIIe siècle. À cette époque, les voyageurs
aisés cherchent à se procurer des représentations visuelles qui témoignent
d'un arrêt particulièrement saisissant de leur « Grand Tour »
d'Europe. Au XXe siècle, l'Italie conserve son magnétisme comme source d'inspiration
des artistes. Elle ne manque pas d'attraits, qu'il s'agisse des trésors de
l'art classique, de son architecture ou de ses paysages saisissants. C'est
ainsi qu'Escher parcourt à pied, parfois avec une mule pour transporter ses
bagages, les régions plus éloignées du sud de l'Italie. La Calabre retient
particulièrement son attention à cause de ses panoramas qui s'étendent à l'infini,
ponctués de constructions enchevêtrées datant de plusieurs siècles.
Les paysages italiens
Les notions d'espace qu'Escher abordera par le biais des paysages italiens auront indéniablement un impact sur les œuvres subséquentes. Escher restera toute sa vie attaché aux paysages de l'Italie, bien que sa production se concentre sur l'expression de visions intérieures. En 1935, la montée du fascisme, autant que le mauvais état de santé de ses fils, l'incitent à quitter le pays et à déménager en Suisse où l'air des montages leur sera bénéfique.
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