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À l'aide de divers outils, l'artiste exécute son tracé en incisant la surface d'un matériau rigide. Appliquée au rouleau, l'encre recouvre toutes les parties en saillie sans pouvoir pénétrer à l'intérieur des sillons. On imprime en apposant la feuille sur la planche encrée et en appliquant une pression au revers de la feuille à l'aide d'un rouleau ou encore, plus simplement, à l'aide d'un frotton (outil dont l'extrémité inférieure, de bois ou de métal, est légèrement ovale et bien adaptée à sa fonction de frottage). Escher utilisait fréquemment le dos d'une petite cuillère d'os (G. Escher, dans Coxeter, 1986, p. xiv).
Si l'artiste choisit de creuser le tracé de son dessin, celui-ci apparaîtra en blanc sur fond noir; s'il incise toute la planche en n'épargnant que le dessin, ce dernier apparaîtra alors en noir sur fond blanc. Rien n'oblige le graveur à se limiter au noir, mais habituellement il utilisera une seule couleur par impression.
Ainsi, Escher produit ses estampes multichromes à partir de plusieurs blocs, un par couleur plus un autre pour le noir : Limite circulaire III (1959) a nécessité cinq blocs (pour le rouge, le bleu, le jaune, le vert et le noir). Chaque bloc (une section d'un quart de cercle) a été imprimé quatre fois pour compléter la figure, soit un total de 20 impressions.
